Il arrive que des obstacles compliquent l’épanouissement et la scolarité de votre enfant. De nombreux signes peuvent vous alerter : une baisse durable des résultats scolaires, un changement brutal de sa personnalité (colères ou caprices de plus en plus fréquents, repli sur soi,...), des troubles du sommeil, des troubles de l'appétit, une moindre concentration, de l'énurésie…  Toutes les difficultés d'ordre psychique et un mal-être persistant peuvent motiver une orientation vers le psychologue.

Le psychologue clinicien propose aux enfants et adolescents des entretiens psychothérapiques. Ces séances permettent de dénouer une situation de détresse, quelles qu’en soient l’origine et la gravité, et de soutenir  sans tarder l'enfant ou le jeune pour qu'il reprenne le fil harmonieux de son développement. 

Le psychologue clinicien peut s'appuyer sur des tests projectifs (Rorschah à partir de 6 ans, TAT, Patte Noire, CAT), mais ce recours n'est pas systématique et nécessite l'accord de l'enfant, une fois la relation de confiance bien établie. 

 

Enfants.

 

Après un entretien préalable en présence des parents, je propose à l’enfant de le rencontrer seul pour tenter de comprendre ce qui se passe et ce qui l’empêche de... (bien dormir, apprendre à l’école, se faire des copains, avoir moins peur la nuit…)

Ce premier entretien permet de poser un cadre précis et d’y engager l’enfant en toute connaissance de cause. C’est important qu’il sache que papa et maman s’inquiètent pour lui, et pourquoi ils ont décidé de faire appel à une personne dont le métier est d’écouter et aider les enfants. Ce n’est qu’au terme de ce premier entretien et de l'analyse de la demande que les parents et l’enfant décideront d’entamer ou non un suivi.

Je précise à l'enfant que nous nous reverrons pour parler de ce qui s'est dit en présence de ses parents lors de ce premier entretien, et je l'assure de la confidentialité de nos échanges futurs. 

Avec les plus petits, jouer avec des petits personnages, dessiner et/ou manipuler de la pâte à modeler  facilite l’expression. L'enfant projette dans le jeu ou le dessin sa perception de lui-même, de ses rapports avec ses proches, de ses angoisses et ses désirs… et le psychologue utilise ces productions pour échanger verbalement, pour entendre, apaiser et dédramatiser les éventuels conflits. 

 

Adolescents.

 

Durant la délicate période de l’adolescence, les raisons de s’inquiéter sont nombreuses :  isolement, refus de communiquer, comportements violents, phobie scolaire, stress, tristesse, dépression, conduites addictives, troubles du comportement alimentaire, manque de confiance en soi et d’affirmation de soi, … sont autant de motifs pour les parents de s'alerter et d'inviter leur ado au dialogue. 

Consulter peut s'avérer angoissant pour le jeune. Cependant , cette démarche ne peut relever que de sa propre décision, et il serait vain d'insister et forcer tant qu'il s'y oppose fermement. Il a sans doute besoin d'être rassuré par les adultes qui l'y incitent. Expliquez-lui,  valorisez le fait d'affronter une période de crise en y consacrant le temps nécessaire, même et surtout à titre préventif. Rappelez-lui qu'il s'agit d'une aide professionnelle,  et qu'à ce titre il restera seul juge de l'efficacité du service proposé. 

L'implication parentale lors des entretiens est fonction de l'âge, la maturité et le souhait de l'adolescent. Elle est à ajuster au cas par cas, pour créer la meilleure alliance de travail possible.